Notre cité existait déjà au temps de la conquête de la Gaulle par les Romains de Jules César. Au lieu dit du “Mont Soret” s’élevait un temple consacré à un dieu de la mythologie latine.
De longues pierres disposées debout et à intervalles réguliers (coutume des druides gaulois) furent également retrouvés au Mont Soret, ce qui laisse à penser qu’à cette place s’élevait un village d’où les premiers noms de notre commune : VILLANA, YOLANA, VILLANIS (du latin “villa” qui désigne le principal édifice de l’agglomération romaine, qui a ensuite donné naissance au mot “village”.

Vers 432, notre village et ses environs furent le théâtre de combats entre les gallo-romains et Francs venus d’outre Rhin, c’est certainement à cette époque que notre cité prit le nom de VILLANIS.

Vers 880, ce furent les Normands qui se livrèrent au pillage des villages environnants.

Vers 1050, les rois capétiens firent de LA BASSEE une place forte. Bauduin V, comte de Flandres, fit construire un large fossé pour relier les différentes rivières de la région, ce fossé deviendra le Canal d’Aire…

En 1201, le hameau de Baclerot quitte la commune pour s’ériger en paroisse indépendante sous le nom de NOVA CAPELLA (la future NEUVE-CHAPELLE).

Vers 1230, VILLAINES, qui faisait partie du baillage de LENS, fait partie de l’Artois mais la proximité de la province de Flandre (à La Bassée) expliquera les nombreuses luttes qui seront livrées sur notre territoire à partir de 1302 sous le règne de Philippe le Bel.

Jusqu’en 1347, VIOLAINES passe successivement de la domination française (Artois) à la domination flamande (plus de 6 fois).

En 1493, les Espagnols, alors maîtres de la Flandre, s’emparent de Violaines qui deviendra espagnole jusqu’en 1659.

Vers 1560, le seigneur de Violaines tue le seigneur de Givenchy. Pour punir le meurtrier, Philippe d’Espagne confisque la seigneurie à son profit et la vendra en 1676 à la famille de THEULLAINE qui la possèdera jusqu’en 1707. En 1707, Monsieur de la Rivière, Seigneur de Fléchinel, achète la seigneurie de Violaines qui restera dans sa famille jusqu’en 1750.

Monsieur BOLLET achète le château situé dans le marais d’Auchy (“la ferme de Dours”). Il sera élu 7ème membre de la convention. En 1804, il est élu maire de Violaines.

En 1812 une grande famine sévit dans la région.

En 1864, dans le hameau de Dours, actuelle cité de la gare, s’érigent des usines qui distilleront la houille et fabriqueront des briquettes (jusqu’alors la grande industrie Violainoise était le tissage de la toile).

En 1853, le conseil municipal décide la création d’une mairie et d’une école pour les deux sexes. C’est à cette époque que furent installées la voie de chemin de fer et la gare. C’est dans cette même gare que le 1er juin 1889, s’arrêtera le Président de la République Sadi CARNOT alors en voyage dans le département.

En 1881, les houillères de Béthune font construire des quais le long du canal. En 1887, un four à coke fonctionnera à Violaines tandis qu’une distillerie de betteraves sera également installée dans la commune.

Pendant la guerre 14/18, la commune sera entièrement dévastée, au point que ses habitants, de retour d’exode en 1919, n’y reconnaîtront même plus les rues et l’emplacement de leurs maisons.

Le 23 octobre 1921, les cantons de Thèze et d’Arszacq (Basse Pyrennée) parrainent la reconstruction de Violaines et les écoles de Salin-de-Giraud (Bouches du Rhône) la reconstruction de ses écoles.

Violaines reçoit la croix de guerre le 25 septembre 1920 mais de nouveau le village est détruit lors de la seconde guerre mondiale…

Relevée de ses ruines, Violaines s’industrialise avec en 1956 la construction de la Centrale électrique et, en 1969, l’édification de l’Usine de l’Industrielle du Logement.

Le 23 mars 1969, Franz CLOIDT, bourgmestre et Henri HECQUET, maire, procèdent au jumelage de leurs deux communes : WANDHOFEN en ex République Fédérale d’Allemagne et Violaines, une page de l’histoire est tournée.